jeudi 29 janvier 2004

Question N° 1

Les dix questions à trancher

Question N° 1


1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?

Le discours révolutionnaire.

Il semblerait que nous ne pouvons pas nous reclamer de gauche que si nous nous disons revolutionnaires. Ors, le PS à pour vocation de gouverner et ceci par le verdict des urnes et non par celui de la force. Comment peut-on se dire que l’on est « revolutionnaire » si on est prêt à faire le jeu constitutinnel ; si une fois au pouvoir on ne compte pas boulverser la donne, mais la changer en respectant la Constitution ? Ce qui est plus, le PS est un parti démocratique qui défend l’état de droit.

La Revolution Russe pensait ne pas pouvoir atteindre une société plus juste que si elle pouvait contrôler le capital. Aujourd’hui nous connaisons les limitations de lEtat en tant que gestionnaire d’entreprise et en même temps nous savons son pouvoir de régulateur. Pourquoi ne pouvons-nous pas donner le pas que nos camarades allemands ont donné il y a déjà un demi siècle à Bad Godesberg ? Pourquoi ne pouvons-nous pas dire également « Le marché autant que possible, l’Etat quand necessaire ? » Est-ce que nous ne croyons pas au marché, ou est-ce que nous n’avons pas confiance en un Etat régulateur ?

Il est illusoire de penser qu’une économie totalement planifié peut exister, de même q’une économie seulement régie par le marché. L’ex Union Soviètique se voulait avoir une économie parfaitement planifié, mais à sa marge un marché noir fleurissait, tandis, que nos grandes entreprises occidentales planifient autant qu’elles peuvent. Toute économie qui cherche à tout planifier est vouée à l’échec .

Le marché par contre ne sait pas s’auto réguler. D’abord les monopoles sont apparus pour fausser l’équilibre entre l’offre et la demande. Puis, dernièrement les anticipations des marchés ont déjoué encore les mécanismes d’auto régulation du marché. Toute économie qui laisse le marché faire sans contrôle est également vouée à l’échec .

Comment éviter le conformisme économique ?

Le marché n’est pas une fatalité qu’on n’a qu’à regarder faire. On a beau agiter l’époventail de la Chine, des délocalisations etc. le marché le plus important pour l’Europe après son marché inteieur, est celui des USA et réciproquement. D’autre part, personne ne peut se passer du marché européen ni français ce qui donne à la France et à l'Europe de la marge de manoeuvre.

Sans construire l’Europe forteresse, il existe beaucoup d’outils qui nous permettent de réguler le marché sans pour autant faire appel aux barrières douanières. Nous devons jouer sur le pouvoir d’achat européen, qui nous rendent attractifs, et qui crée une forte demande pour entrer dans notre marché. Avec 500 millions d’habitants qui ont un pouvoir d’achat considérable, le marché Européen devient un marché très attractif. Défendre notre pouvoir d’achat est un moyen de nous défendre face au reste du monde. Avec 500 millions d’habitants qui ont un très haut niveau d’éducation, nous devons être à la pointe de l’innovation et de la recherche. Défendre notre système d’éducation et notre capacité de recherche est un moyen de nous défendre face au reste du monde. . Avec 500 millions d’habitants qui sont en bonne santé nous avons une force de travail qui n’est pas négligeable, ce qui a des effets importants sur l’économie. Défendre notre système de santé est notre troixième moyen de nous défendre face au reste du monde.

L’émérgence des économies non traditionnelles ne doit pas être une raison pour que baisse notre situation sociale et économique, tant que nous restons une population saine, instruite et riche, conditions indispensables pour faire de la France et de l’Europe des grands de ce monde. Ne nous laissons pas tenter ni par les sirènes de la facilité ni par le pessimisme de la fatalité.

Nous avons tout pour être compétitifs si nous nous servons de nos atouts, et si nous mettons en place un ordre juste.

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